Chez OCTO Technology, la transmission n’est pas un à‑côté : c’est une manière d’être consultant. Borémi Toch, manager référent senior et formateur, incarne pleinement cette articulation entre conseil, accompagnement et pédagogie. Pour lui, « former est une extension naturelle du conseil » : une manière de partager, d’éclairer, de faire progresser les équipes comme les organisations.
Au fil des missions, Borémi a développé une posture où l’exigence technique rencontre l’envie de rendre les sujets accessibles. La formation lui offre un espace différent : un cadre où l’on construit, où l’on raconte, où l’on crée les conditions pour que chacun puisse apprendre, comprendre et s’approprier les fondamentaux du SI. C’est aussi un terrain d’expérimentation, où l’on ajuste, où l’on affine, où l’on observe ce qui résonne chez les participants.
Dans cet échange, il revient sur sa manière d’accompagner, sur ce que la formation transforme dans son métier de consultant, sur les moments clés qui donnent du sens à l’animation, et sur les idées reçues qu’il aimerait voir disparaître. Une conversation qui met en lumière un rôle essentiel : celui de faire grandir, avec exigence, plaisir et humilité.

Comment décrirais‑tu ton métier et ta manière d’accompagner les équipes aujourd’hui ?
Mon métier consiste avant tout à aider les clients : comprendre leurs enjeux, les accompagner techniquement et les conseiller.
Le rôle de consultant est profondément lié à la transmission, et c’est ce qui guide ma manière d’intervenir au quotidien.
Qu’est‑ce qui t’a donné envie de transmettre ton expertise à travers la formation ?
Former, pour moi, c’est une extension naturelle du conseil, j’ai toujours eu cette volonté de transmettre et d’aider les autres à progresser.
La formation offre un cadre différent, plus structuré, mais l’intention reste la même : partager ce que je sais pour permettre aux autres d’avancer.
Comment s’est passée ta toute première expérience de formation ?
J’ai toujours eu une posture de transmission, donc la formation s’est intégrée assez naturellement dans ma manière de travailler.
Avec des étudiants, en revanche, cela a été plus exigeant : j’ai dû adapter mon niveau d’exigence et ma manière d’enseigner pour que chacun puisse suivre et progresser.
Comment construis tu une formation pour qu’elle soit utile, engageante et adaptée aux participants ?
Je pars d’un principe simple : il faut raconter des choses que l’on a envie d’écouter.
Pour cela :
je m’appuie sur des exemples concrets, des sources externes et des contenus qui permettent aux participants de rebondir ;
j’essaie d’embarquer tout le monde, en intégrant les problématiques des apprenants afin que chacun puisse s’approprier la formation en la rapprochant de son quotidien;
je fais évoluer la formation au fil des sessions et des nouvelles publications ;
je collecte les attentes dès le début pour m’assurer qu’elles soient alignées avec le contenu.
En quoi le fait de former a transformé ta manière d’intervenir en mission ?
Les deux rôles s’enrichissent mutuellement.
En formation, on pratique le conseil, ce qui peut ouvrir des perspectives de mission ; en mission, on nourrit les contenus de formation en exemples issus du terrain.
Finalement, animer une formation ou un atelier, c’est la même manière d’intervenir : créer un cadre, guider, transmettre.
Quelle compétence as‑tu le plus renforcée grâce à la formation ?
La formation m’a permis de développer davantage mes compétences d’animation.
Aujourd’hui, cela devient plus fluide, ce qui me permet de travailler des aspects plus fins :
- la gestion des imprévus,
- le set‑up des formations en visio,
- et tout ce qui touche à la posture de formateur.
La formation de formateurs m’a aussi apporté une vision complète de ce qu’il faut maîtriser pour bien animer.
Qu’est‑ce que les participants t’apprennent sur ton propre métier ou ta manière de transmettre ?
Les retours des participants sont précieux : ils permettent d’ajuster, d’améliorer, de comprendre ce qui résonne.
Parfois, on répond à des attentes que les participants n’avaient pas formulées au départ.
Comme j’enseigne surtout les fondamentaux du SI, il est rare d’avoir des niveaux très avancés, mais cela me pousse à rester clair, structuré et accessible.
Quel est le moment que tu préfères dans une formation, celui où tu te sens le plus utile ?
Trois moments clés me marquent particulièrement :
- L’introduction, où l’on donne le ton, où l’on accueille, où l’on crée le groupe.
- Le moment du repas, qui demande de trouver le bon équilibre : rester disponible, répondre aux questions, tout en gardant un moment collectif. C’est un espace où le lien se crée autrement.
- La clôture, qui fait écho à l’ouverture et permet de refermer la formation en cohérence.
S’il ne fallait en retenir qu’un, j’hésiterais entre l’intro et le repas, mais ces trois temps sont essentiels.
Quel conseil donnerais‑tu à un consultant qui envisage de devenir formateur ?
Je conseillerais de compagnonner, de tester avec quelqu’un d’autre pour voir si la transmission leur plaît vraiment.
Il faut trouver son propre style, vérifier que l’on aime ça et si ce n’est pas le cas, il ne faut pas se forcer.
Animer à deux est souvent indispensable pour que la formation se passe bien.
Quelle idée reçue sur le rôle de formateur aimerais-tu déconstruire ?
Que la formation est un “boulet”.
Parfois, il manque du monde pour l’animer, parfois elle est obsolète et les formateurs n’osent plus la donner.
Pourtant, la formation doit être vivante, motivante, valorisée.
Il faut investir dedans pour que les formateurs s’y retrouvent et que les participants y contribuent avec envie.
À propos de la formation
« Fondamentaux des architectures du SI »
Nos systèmes d’information (SI) subissent de profonds changements pour s’adapter aux évolutions tant sur le plan des métiers que de l’innovation. L’architecture a comme ambition de faire évoluer les SI de manière pérenne, en lui permettant d’intégrer de nouveaux composants tout en garantissant stabilité et résilience, dans le respect des exigences internes et externes de nos organisations
Tout au long de ce séminaire, nous vous proposons un panorama complet de pratiques reconnus en matière d’architecture du SI : définitions, enjeux et périmètre de l’architecture, rôles et responsabilités des architectes, référentiels et démarches d’architecture, relations avec la gouvernance et l’organisation, bénéfices pour l’entreprise, l’écosystème du SI et les compromis des architectures. Illustrée par des exemples concrets issus des expériences de nos formateur·rices dans différents secteurs d’activité, cette formation répond aux préoccupations actuelles de l’architecture des SI.
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